MDPH : À quoi sert un certificat d’aggravation ?
Il est rédigé par qui ?
Par votre médecin traitant ou vote spécialiste qui vous suit ?
Dans quel cadre est-il utilise :
Pour démontrer une aggravation de santé et en indiquer les causes mais aussi les nouveaux retentissements sur votre quotidien que ce soit à la maison et au travail. Ce document est principalement utilisé dans les sinistres corporels et médicaux, mais il s’avère très utilise pour faire comprendre à la MDPH votre nouvelle situation médicale.
Le certificat d’aggravation est un document rédigé par un médecin pour informer la MDPH que :
l’état de santé s’est détérioré,
les capacités fonctionnelles ont diminué,
les besoins d’aide sont plus importants qu’avant.
Il permet à la MDPH d’évaluer à nouveau la situation pour adapter les droits.
Le point ESSENTIEL que personne ne dit assez : le lien de causalité
La MDPH, comme les assurances, a besoin de savoir si l’aggravation est liée au handicap ou à une autre cause.
C’est ce qu’on appelle le lien de causalité :
est-ce que l’aggravation est directement liée au handicap déjà connu ?
Ou
est-ce qu’elle vient d’une nouvelle pathologie non liée ?
Ce point change tout.
Pourquoi il faut absolument l’indiquer dans le certificat ?
Parce que ce lien influence :
le taux d'incapacité,
les aides attribuées,
les heures PCH,
la CMI,
l’AAH,
les adaptations scolaires ou professionnelles, etc..
Si le médecin précise clairement :
“L’aggravation observée est liée à la pathologie X déjà reconnue par la MDPH”,
alors la MDPH peut réviser les droits de manière cohérente, rapide et juste.
S’il ne le précise pas, la MDPH peut :
considérer l’évolution comme non liée,
demander des justificatifs supplémentaires,
ou refuser la prise en compte de l’aggravation.
Le lien de causalité, c’est la preuve médicale que l’aggravation a une origine reconnue et évaluée.
Pourquoi ce certificat est-il essentiel ?
1. Pour décrire précisément l’évolution
Le médecin explique :
l’apparition de nouvelles douleurs ou crises,
la perte de mobilité,
les troubles cognitifs/psychiques aggravés,
les nouveaux traitements lourds ou hospitalisations.
2. Pour montrer les nouvelles limitations
Il précise :
difficulté à marcher, s’habiller, cuisiner, se laver,
fatigue constante,
repos obligatoire,
besoin d’aide humaine,
impact sur l’école, le collège, ou le travail.
3. Pour permettre à la MDPH d’adapter les droits
Grâce au certificat, la MDPH peut :
augmenter le taux d'incapacité,
attribuer ou augmenter la PCH,
accorder les CMI (Priorité, Invalidité, Stationnement),
donner ou maintenir l’AAH,
ajuster le PPS, l’orientation scolaire, ou les heures d’AESH,
revoir une RQTH ou une orientation professionnelle.