MDPH : Les 3 pièges qui font perdre des droits (à éviter absolument)
Quand on remplit un dossier, on veut souvent montrer qu’on “gère”, qu’on “ne dérange pas”, qu’on “fait comme on peut”.
Mais la MDPH, elle, ne juge pas votre courage : elle juge vos besoins.
Voici les 3 erreurs qui font perdre des droits :
1. Dire “je me débrouille”
C’est humain.
Mais pour la MDPH, “je me débrouille” = pas de difficulté significative.
Résultat : droits réduits ou refusés.
Remplacez par :
“Je fais certaines choses seul(e), mais avec difficulté / avec douleur / avec un temps plus long.”
“Je me force, mais ce n’est pas sans conséquences.”
2. Minimiser par honte ou par habitude
Beaucoup vivent la difficulté depuis tellement longtemps qu’elle semble “normale”.
On finit par ne plus la dire.
Problème : la MDPH ne peut pas deviner.
Notez noir sur blanc :
ce qui est compliqué,
ce qui demande de l’aide,
ce qui vous épuise,
ce que vous ne faites plus.
Ce n’est pas se plaindre, c’est décrire la réalité.
3. Ne pas expliquer les “jours sans”
Les bons jours ne représentent pas votre quotidien.
Les “jours sans”, eux, influencent 60 % de l’évaluation : la fatigabilité, l’imprévisibilité, la douleur, la neurodiversité, les symptômes fluctuants… tout ça compte énormément.
Exemple à écrire :
“Deux jours par semaine, je ne peux pas sortir du lit.”
“Je dois m’allonger plusieurs heures chaque après-midi.”
“Les crises / douleurs / troubles cognitifs me rendent certaines tâches impossibles.”